10
Sep
2015
2

De Java à Lombok avec Lucie

Après une courte escale à Kuala Lumpur, nous atterrissons à Jogjakarta sur l’île de Java en Indonésie. Contrairement à la Thaïlande, nous sommes accueillis par un soleil radieux. Quelques heures plus tard, c’est Lucie, la grande sœur de Pauline, qui débarque tout droit de Paris. Elle vient passer 2 grosses semaines à nos côtés pour visiter une partie de l’Indonésie.

Nous commençons par la ville de Jogjakarta, surnommée « Jogja » et connue pour être le centre artistique et culturel de Java. C’est aussi un lieu de séjour idéal pour explorer les sites voisins tels que Borobudur et Prambanan, monuments archéologiques majeurs du pays.

Pour nous imprégner de l’ambiance de la ville, nous visitons le Waterpalace, ancienne piscine personnelle des sultans ayant régné jusqu’au XIXème siècle. Le dernier sultan venait s’y baigner avec ses 44 femmes et 87 enfants … rien que ça ! Deux jeunes guides nous font la visite et offrent même une manucure naturelle aux filles. La ville est très accueillante et nous sommes vite charmés par la gentillesse de ses habitants, l’ambiance qui y règne et par ses nombreux tuk tuk colorés. Jogja étant le lieu idéal pour faire des emplettes, nous allons rapidement craquer pour quelques souvenirs notamment des batiks après en avoir visité l’atelier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le centre-ville, nous nous attaquons maintenant aux temples se trouvant aux alentours : Borobudur, un des plus importants sites bouddhistes de l’Asie du Sud-Est, et Prambanan, un des plus beaux vestiges de la période hindoue qu’a connue Java.

Borobudur a été édifié entre 750 et 850 et a miraculeusement survécu aux éruptions du Gunung Merapi, aux bombes des terroristes, au séisme de 2006 en demeurant aussi beau et mythique.

En arrivant, on est impressionné par la taille de l’édifice qui se divise en différents niveaux depuis lesquels il est possible de faire le tour. Le niveau le plus élevé, symbolisant le Nirvana, se compose d’importantes cloches de pierre. On peut y voir des bouddhas en pierre, des bouddhas sans têtes, et des bouddhas sous des cloches ainsi que des bouddhas sans tête sous des cloches … 🙂 En se baladant sur le temple, on est surpris par le nombre d’indonésiens qui nous demandent d’être pris en photo en notre compagnie. On pense d’abord qu’ils nous confondent avec des stars … mais non, certains n’ont jamais vu de touristes car viennent d’endroits reculés comme l’île de Sumatra.

 

 

Nous passons ensuite à Prambanan qui se compose de différents temples hindoues édifiés entre le VIIIème et le Xème siècle, soit environ un demi-siècle après Borobudur. Malheureusement, Prambanan a beaucoup souffert lors du séisme de 2006. Bien que les temples aient résisté, des centaines de blocs de pierre sont tombés ou se sont fissurés. Aujourd’hui les bâtiments principaux ont été rénovés mais le travail est loin d’être achevé… Le style est tout à fait différent et nous fait penser à la cité des singes dans le livres de la jungle 😉 Là aussi, de nombreuses personnes nous demandent de se prendre en photos avec nous.

 

 

Après les sites façonnés par l’Homme, direction les sites façonnés par la nature : les volcans. En avant pour 12h de car, direction le Mont Bromo où l’objectif est d’assister à un lever du soleil comme on n’en voit rarement dans sa vie. L’alignement des trois volcans offre un spectacle unique mis en valeur par l’éclairage matinal.

Après le point de vue, nous nous rendons en Jeep au pied du volcan et entamons l’ascension du cratère où de nombreux drapeaux indonésiens sont brandis sur la crête. En effet, aujourd’hui c’est la fête nationale et les indonésiens sont venus nombreux. Les nuages de cendre nous offrent des paysages étonnants. On s’offre ensuite une descente en courant sur le flanc du volcan, sensations garanties !

 

 

En route maintenant pour le Mont Ijien. Réveil à 1h du matin afin de faire l’ascension, sous le ciel étoilé, jusqu’au cratère où nous attendent les impressionnantes flammes bleues, spectacle unique causé par l’abondance de souffre auquel nous avons pu assister à 4h du matin. En effet, ce volcan est une importante carrière de souffre, d’où la nécessité des masques à gaz pour ne pas respirer les vapeurs toxiques. Nous découvrons alors l’un des métiers les plus difficile au monde : porteurs de souffre. Les hommes doivent se rendre jusqu’au cratère, charger ses paniers avec 60 à 100kg de souffre (insoulevable pour nous) et remonter jusqu’à la crête avec le chargement sur l’épaule, avant de redescendre jusqu’au village. Le tout en respirant les vapeurs toxiques émises par le lac d’acide sulfurique. Il sera payé 1000 Rp par kilo soit l’équivalent de 4€ pour 60kg. Leur espérance de vie atteint rarement les 60ans.

Après le cratère, il est ensuite temps de remonter jusqu’à la crête pour assister au lever du soleil. Quand ce dernier pointe le bout de son nez, ce paysage que nous cachait la nuit nous apparaît soudain et on découvre qu’on est au-dessus des nuages et des montagnes. Derrière nous se trouve la mer avec Bali au loin et devant un majestueux lac d’acide bleu turquoise en contre-bas. Nous sommes tous les trois saisis par la beauté de ce panorama hors du commun et nous restons plus d’une heure, sans bouger, à regarder l’éclairage devenir de plus en plus intense.

 

 

Nous continuons vers L’Est de Java jusqu’au ferry qui nous emmène à Bali. Notre premier arrêt sera la ville de Monduk. Nous commençons par prendre une chambre où nous nous écroulons de sommeil après ses trois jours intenses. Nous dormirons près de 12h d’affilées cette nuit-là. Le lendemain, on se loue des scooters pour visiter le temple Pura Ulun Danu sur le lac Bratan. L’ambiance y est très zen et on remarque un changement de mode de vie entre les bouddhistes de Bali et les musulmans de Java. Au retour, on s’arrête en hauteur pour admirer les lacs en contre-bas, tandis que Lucie n’hésite pas à prendre un énorme python autour de son coup. Nous avons essayé de convaincre Pauline de faire la même chose, mais rien à faire !

Le reste de la journée, nous la passons dans les rizières de Monduk où nous nous perdons et empruntons des chemins plus ou moins accessibles en scooters. On en profite pour prendre quelques photos sympas dans ce paysage si photogénique.

Le lendemain, nous partons en direction d’Ubud où nous participons à une dégustation de café sur la route et découvrons le fameux Luwak Café qui fait la fierté de Bali. Le principe : faire avaler des grains de café à une sorte de chat sauvage (le luwak) avant de les récolter après digestion… Etrange procédé … mais pourquoi pas ! Ils nous expliquent que les enzymes contenus dans l’estomac enlèvent l’amertume du café et que le gout n’en est que meilleur. Nous attestons après dégustation que le café est excellent. Seul son prix exorbitant nous refroidi à l’achat, on se contentera donc d’une petite tasse pour 3 !

 

 

Ubud, c’est Bali comme on l’imagine. La ville regorge de temples et de jardins cachés mais aussi de touristes, salons de massages, galeries d’art et restos en tout genre… Nous visiterons quelques temples et en profiterons pour faire du shopping cette journée-là. Nous avons été séduits par cette ville et y reviendrons dans quelques semaines avec les parents de Thomas qui viennent passer une dizaine de jours à Bali avec nous !

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est pour cette raison que nous ne nous attardons pas sur Bali et filons à Lombok, l’île qui se trouve juste à l’Est de Bali.

Cette île est réputée pour abriter le deuxième volcan le plus haut d’Indonésie, le Mont Rinjani qui culmine à 3726m. Thomas souhaite vraiment en faire l’ascension qui est connue pour être un trek très hard tandis que les filles préfèrent se lancer dans des marches à la journée autour du volcan qui s’avèreront au final être également très difficile. Nos chemins vont donc se séparer pendant 3 jours et 2 nuits. Notre point de rendez-vous sera l’îlot de Gili Air.

Thomas :

Cette randonnée mérite sa réputation de « super hard ». Je commence par rejoindre un groupe de 6 personnes ainsi qu’un guide et 3 porteurs qui nous accompagneront pendant 3 jours.

La première journée monte à pique et il faut attendre le coucher du soleil pour enfin apercevoir le lac niché au milieu du cratère. C’est d’ailleurs ici que nous établissons le premier campement. La nuit venue, il est temps de dormir car à 2h du mat’, il faut se réveiller pour commencer l’ascension jusqu’au sommet d’où nous verrons le lever du soleil. Cette marche dans la poussière est sans doute la plus difficile de ma vie : quand on avance d’un pas, on en recule de deux … mais il faut garder un mental d’acier et ne pas craquer. Certains dorment sur le chemin, d’autres pleurent, certains abandonnent … A 5h30, j’arrive enfin au sommet ! Quelle joie ! Il fait très froid mais dans quelques minutes, les rayons du soleil me réchaufferont et je pourrais admirer le spectacle.

Le jour levé, il est temps de redescendre du sommet, de remballer le campement et de descendre jusqu’au lac dans une brume épaisse, où nous attend un bain froid mais également des sources chaudes. Quelle bonheur de pouvoir se laver et d’enlever toute cette poussière. Après un bon déjeuner et une courte sieste, il faut remonter jusqu’à la crête où là encore nous attend un somptueux coucher du soleil. Nous installons le campement et nous écroulons de sommeil.

Au petit matin, nous descendons le volcan en courant dans la poussière avant de traverser une épaisse forêt jusqu’au petit village de Senaru. Je suis content d’être arrivé, il ne me reste plus qu’à trouver un taxi et un bateau pour rejoindre les îles Gili où m’attendent les filles. Ce trek a été pour moi un des plus difficiles et j’en garderai un souvenir inoubliable. Le seul point négatif est la gestion des déchets sur le volcan. En effet, des tonnes d’ordures jonchent le sol tout au long du trek… Quel dommage…

 

 

Pauline & Lucie :

A défaut de faire l’ascension du Rinjani, nous nous concoctons un petit programme sympa avec le premier jour la visite du village de Senaru et de ses cascades et le deuxième jour l’ascension du volcan mais seulement jusqu’à la crête pour pouvoir admirer le lac.

Notre premier jour est donc très calme et nous suivons notre gentil guide qui nous fait faire la balade panoramique qui surplombent les rizières, passe dans un village traditionnel en bambou et nous mène ensuite jusqu’aux cascades très impressionnantes. Nous aurons même l’occasion de nager dans l’eau froide sous les chutes d’eau qui nous offrent un massage revigorant !

La deuxième journée est nettement moins reposante car nous partons à 22h pour tenter d’apercevoir le lever du soleil sur le lac. Une montée des plus raide et des plus harassante nous attend alors pendant presque 8h jusqu’à la crête où nous découvrons enfin le lac et où nous apercevons le sommet où Thomas doit normalement se trouver au même moment ! Le paysage est magnifique et on ne se lasse pas de regarder ce spectacle. Malheureusement à peine arrivées, nous devons déjà entamer la descente pour retrouver le village de Senaru. La descente est encore plus éprouvante que la montée et après 6h de pente raide, nos genoux peinent à nous soutenir ! Mais on arrive enfin au village, fières d’avoir réussi notre défi plus que sportif et nous nous écroulons de sommeil en attendant le taxi qui doit nous emmener aux îles Gili.

 

 

On se retrouve tous les 3 sur Gili Air, un des 3 îlots au large de Lombok avec pour programme : repos, massage, snorkeling et bronzette. Ça fait un bien fou après ces randonnées où nous sommes tous sortis bien courbaturés !

 

 

Trois jours plus tard, nous grimpons dans un fast Boat pour retourner à Bali, plus particulièrement à Amed, petit village de pêcheur de l’Ouest de Bali. Nous séjournons sur la plage de sable noir de Lipah où l’ambiance est décontractée et la nourriture succulente : poissons grillés et banana pancakes à chaque repas 🙂

Il est temps que Lucie s’initie à la plongée et pour ce, nous allons à Tulamben où se trouve l’épave du Liberty à seulement quelques mètres du rivage. Les fonds marins sont magnifiques et la vie sous-marine a aujourd’hui totalement pris possession de l’épave. Après son baptême réussit, Lucie peut donc être à nos côté dès sa deuxième plongée. C’est un régal, on entre à l’intérieur de l’épave et nageons à côté des tortues.

 

 

C’est le dernier jour avec notre Lucie qui doit déjà repartir en France. L’avion n’est que tard dans la soirée, ce qui nous laisse le temps de nous arrêter en route, notamment à Tirta Gangga. Ce temple sacré est un merveilleux palais aquatique. Il offre une vue inoubliable sur les rizières et on peut y piquer une tête dans une des piscines naturelles.

 

 

Nous arrivons enfin à Seminyak où il est temps de faire un gros bisou à Lucie qui va rejoindre l’aéroport. On aura passés 2 semaines très intenses dans l’archipel indonésien, cela lui aura sans doute donné envie d’y retourner dans quelques années !

Pour notre part, nous rejoignons Gaby, une des bonnes copines de fac de Pauline qui passent également quelques jours avec des amis sur Bali. C’est donc l’occasion de passer quelques jours ensemble avant d’aller visiter le parc national de Komodo qui fera l’objet du prochain article.

A bientôt pour de nouvelles aventures indonésiennes !

On vous embrasse tous très fort !

3 Commentaires

  1. vero et jean pierre

    encore une belle série de photos qui nous disent un périple magnifique et très complet !
    le sable de votre plage près du volcan est bien plus noir que celui de nouvelle zélande…
    vos levers et couchers de soleil sont magnifiques !
    et merci pour la pépite de voir notre super Lucie pas si cool (même un peu crispée) quand elle croise de plus près le regard de son python !!!
    tout ceci est bien beau. continuez à profiter, et en particulier avec les parents de tom
    bises

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